
RDC : regain d'activités des groupes armés
Ces nouvelles violences illustrent le regain d'activité de différents groupes armés tandis que les forces gouvernementales sont mobilisées par la rébellion du M23 à la frontière rwandaise.
Selon le porte-parole de la société civile du Nord-Kivu, 14 soldats ainsi qu'une femme et un enfant qui vivaient avec eux ont été tués lorsqu'une coalition de miliciens locaux Maï-Maï et de rebelles hutus rwandais des FDLR ont attaqué leur camp à Kaseye, à environ 80 km de la ville de Lubero vers trois heures mardi matin.
La station onusienne Radio Okapi confirme l'information en citant des sources militaires et policières sur place, et ajoute que les assaillants ont volé des armes et des munitions avant d'incendier la base.
Selon la société civile, l'armée affirme avoir tué trois rebelles dans la fusillade. La même source indique qu'une partie des militaires avaient été envoyés en renforts pour combattre la nouvelle rébellion du M23, que de nombreux observateurs estiment être liée au général mutin Bosco Ntaganda et soutenue depuis le Rwanda voisin.
L'attaque de mardi matin est donc une nouvelle illustration de la dégradation sécuritaire qui se poursuit depuis que les forces armées concentrent leurs ressources dans la zone frontalière de Rutshuru.
Lundi, une offensive de grande envergure appuyée par l'artillerie et plusieurs hélicoptères de combat a permis selon un officier et des témoins sur place aux forces loyalistes de reprendre plusieurs collines sur lesquelles le M23 avait installé des avant-postes.
Le porte-parole des rebelles affirme au contraire qu'ils ont conservé leurs positions.
Après de nouvelles allégations de soutien rwandais au M23 la veille, un habitant de la zone déclarait mardi que des populations déplacées par les récents combats et des habitants de la zone frontalières avec qui il avait parlé au téléphone signalaient l'arrivée de nouveaux combattants venus du Rwanda en ce début de semaine.
Kigali et le M23 ont tous les deux démenti une quelconque collaboration.