
Alassane Ouattara estime son élection à la présidence de la CEDEAO est un "honneur" fait à la Côte d'Ivoire
Le président ivoirien Alassane Ouattara a estimé, à son arrivée d'Abuja via Cotonou, que son élection à la tête de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) est un "honneur" fait à la Côte d'Ivoire et à son peuple pour tous les efforts consentis en faveur de la réconciliation.
Ayant participé jeudi et vendredi à Abuja à la 40ème réunion ordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO dont il préside aux destinées pour une durée d'un an et après avoir pris part à une rencontre de haut niveau à Cotonou, à l'invitation du nouveau président de l'Union africaine (UA), Yayi Boni, Alassane Ouattara a regagné samedi Abidjan où il a été accueilli à l'aéroport international Félix Houphouët-Boigny de Port-Bouët par le premier ministre, Guillaume Soro.
Depuis sa création en 1975, c'est la première fois qu'un chef de l'Etat ivoirien occupe la présidence de la CEDEAO, note-t-on.
Levant un coin de voile sur ses priorités au cours de son mandat d'un an à la tête de l'institution sous-régionale, le président Ouattara a indiqué que les questions de sécurité, du renforcement de la démocratie, du fonctionnement de la CEDEAO et de la mise en oeuvre des programmes économiques communautaires feront l'objet de toutes ses attentions.
Il a donc saisi l'occasion pour rendre un vibrant hommage au président nigérian, Goodluck Jonathan, président sortant de la CEDEAO.
Abordant, par la suite, l'objet de sa visite à Cotonou, le président Alassane Ouattara a révélé qu'il a été question à Cotonou, à l'initiative du président Yayi Boni, pour la douzaine de chefs d'Etat présent d'examiner "la situation du continent", relativement aux crises qui le secouent et les défis qui l'attendent.
Il s'est agi pour les 13 chefs d'Etat, ayant fait le déplacement de Cotonou, de trouver les mécanismes adéquats, afin que l'élection du président de la Commission de l'Union africaine (UA) ne souffre plus d'ambigüité comme cela a été le cas au dernier sommet à Addis-Abeba, les 29 et 30 janvier, a ajouté le numéro un ivoirien.
"L'Afrique est un des plus grands et riches continents de la planète. Mais le plus grand paradoxe est que notre continent n'est pas uni dans sa marche vers la paix, la stabilité, la sécurité, le progrès, la prospérité et le développement. Comment conjurer cette contradiction ?", s'est interrogé le président de l'UA, Yayi Boni à l'ouverture des travaux de cette rencontre.
A cette occasion, il a exhorté ses pairs à renforcer leur unité, améliorer les mécanismes de prévention et de gestion des conflits, mettre en place des mécanismes pour renforcer l'intégration politique et économique du continent.